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Que deviennent
les "Chasse-marée" ?
Pendant toute la première
moitié du XIXe siècle ces
bateaux continuent à dominer totalement le cabotage
atlantique. Le gréement à grand voile
amurée "sur le bord" a disparu après la
révolution (on parle désormais du seul
"taillevent"). La manœuvre en est très
simplifiée. Il y a jusqu'à 400
"chasse-marée" armés sur le golfe du Morbihan en
1840, et des centaines d'autres sur toute la côte. Mais
autour de 1850, on cesse peu à peu de construire ces grands
"chasse-marée" à cul rond. Par ailleurs, le
trafic de la sardine est repris par des chaloupes de pêche
armées par d'autres marins (les Grésillons).
Il y a désormais risque
de confusion, puisque ce ne sont plus les bateaux appelés
"chasse-marée" qui font ce métier, et le terme va
tomber peu à peu en désuétude.
Malgré tout, dans certaines régions,
(à Pont-Aven, par exemple), le mot continue d'être
employé pour désigner divers types de caboteurs
gréés au tiers, alors que
l'administration et la majorité des marins parlent
désormais de lougre pour désigner les
"chasse-marée" à cul carré.
L'apogée des
Lougres
Vers le début du XIXe,
une fusion se produit entre le type des lougres de cabotage de la
Manche et celui des gros "chasse-marée" à cul
rond d'Atlantique. Un caboteur à voiles au tiers presque
standard, au même titre que les bricks, goélettes,
etc, apparaît sur toutes les côtes de France, de
Bayonne à Boulogne; certains de ces caboteurs sont parfois
appelés bisquine (de cabotage) en
Normandie mais en fait il s'agit du même type de bateau, qui
presque partout est désormais qualifié de lougre.
C'est semble-t-il l'administration maritime qui a
imposé ce terme.
Le lougre caboteur du XIXe
qui peut aller de 14 à 23 m, se
caractérise par son arrière à
voûte, et peut-être un grand
mât plus vertical. En Bretagne sud, la terminologie est
encore un peu hésitante dans la deuxième partie
du XIXe siècle puisque l'Amiral Paris
parle encore d'un "chasse-marée" à
arrière carré du Pouliguen. Par la suite, les
choses deviennent plus claires et on ne parle plus que de
lougre pour désigner les gros caboteurs à voile
au tiers, y compris en Bretagne Sud.
C'est pour cela que l'association a choisi
de s'appeler "Lougre de l'Odet".
d'après l'article de Bernard
CADORET publié dans le n°1 du bulletin de
l'association

Lougre
vu par la hanche de tribord vent largue
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